Premières pierres énervantes

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Jolie pyramide pour cette première pierre bien blanche ce matin à la résidence « La clef des champs » dans le quartier de Saint-Eloi.

S’il y a bien des reportages qui n’ont aucun intérêt, ce sont bien les poses de premières pierres. Outre le fait que le journaliste est convaincu qu’il ne décrochera pas le prix Pulitzer sur ce coup-là, il se désole pratiquement à chaque fois de l’entrain que mettent les élus cravatés à se jeter sur la truelle pour déposer un petit pâté de ciment entre deux parpaings devant des photographes blasés. Mais au final, c’est presque drôle.

1. C’est souvent le moment que l’on découvre ceux qui sont doués pour le bricolage et ceux qui ne le sont pas. En même temps faire de la maçonnerie avec un costume, c’est rarement évident.

2. A chaque fois (on vous jure que c’est vrai), il y a toujours un élu pour en chambrer un autre sur la façon de poser le parpaing. « Tu l’as mis à l’envers ! ». Petit effet comique garanti dans l’assistance. On soupçonne même certains élus de faire sciemment l’erreur pour provoquer l’hilarité générale. Pour ceux-là, il faut bien l’avouer, une belle et grande carrière politique s’ouvre devant eux.

3. A force de couvrir des reportages sur les poses de première pierre, on a aussi constaté que ladite première pierre n’est jamais posée où se trouve réellement le chantier. Il s’agit donc d’une fausse première pierre. Une pierre symbolique diront certains. On a retrouvé dans nos archives, la photo de la cérémonie pour la pose de la première pierre de l’îlot des Cordeliers. On y voit Jacques Santrot, le maire de l’époque jouer de la truelle au milieu de la rue Henri-Oudin alors que les grues sont en action juste derrière sur le vrai chantier. Mais il y a plus drôle. Pour l’inauguration du village loisirs de Fontaine le Comte, on avait installé un faux mur sous un tivoli au milieu du parking. On a failli éclater de rire.

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Première pierre de l’îlot des Cordeliers… au milieu de la rue. Heureusement, il n’y a plus rien aujourd’hui.

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Pose de la première pierre au Village-Loisirs de Fontaine le comte. Un tivoli pour monter un mur sans se mouiller. Les vrais maçons en rêvent tous les jours.

Interdit aux aliens

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Poitiers ou Roswell ?

Poitiers ou Roswell ?

Monsieur Écho se demande s’il est le seul à trouver ce panneau bizarre. Il est posé à la sortie de Poitiers-Sud, sur la RD 910 (en direction d’Angoulême). Certes, M. Écho comprend bien qu’il interdit aux piétons de marcher sur la bas-côté de la deux fois deux voies. Mais normalement, un panneau « Interdit aux piétons », ça ressemble plutôt à ça :

pietonsA côté de ce bonhomme « traditionnel », Monsieur Écho trouve que celui du panneau de Poitiers-Sud, avec sa grosse tête et ses membres longs et fins, ressemble plutôt à certaines représentations d’extra-terrestres ! Dans le doute, M.Écho se dit que peut-être que la RD 910 est également interdite aux aliens…

Mais c’est quoi ce morceau de viaduc ?

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Ce bout de viaduc est visible du boulevard du Grand-Cerf.

Eh ! Vous avez vu ? Ils ont oublié un morceau du viaduc des Rocs au sol ? Ce genre de réflexion nous revient régulièrement aux oreilles. Boulevard du Grand-Cerf, depuis quelques mois déjà, un morceau du viaduc est effectivement en place. Mais ce morceau d’ouvrage d’art sert avant tout de prototype aux ingénieurs et ouvriers qui, à chaque élément posé sur le viaduc, font un test préalable grandeur nature sur ce petit morceau.

Sur BFM, Philippe Croizon a été amputé des quatre jambes

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Lu aujourd’hui en page 6 du Canard Enchaîné.

Le Canard Enchaîné a toujours le chic pour trouver les boulettes des journalistes. Nul n’est parfait. Dans son édition du 4 septembre, dans la rubrique « Rue des petites perles », le Canard relève celle du site internet de BFM TV le 12 août dernier qui concerne le poitevin Philippe Croizon : « -Le sportif amputé des quatre jambes (…) s’est fait voler son fauteuil. Il l’a heureusement retrouvé, c’est le pied ». A ce niveau-là, ce n’est plus une petite perle, ni une petite boulette… mais une grosse bourde.