Petit patrimoine piteux au TAP

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L’un des deux totems de la rue de la Marne.

Depuis plusieurs semaines (voire plus), rue de la Marne, les totems censés donner des renseignements à l’entrée du TAP (Théâtre Auditorium de Poitiers) sont dans un état pitoyable. En ce week-end qui célèbre les journées du patrimoine, cela fait très mauvais genre. D’autant plus dommage que la visite des coulisses du TAP est, elle, très intéressante.

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Bonne fête maman… et n’oublie pas de laver les vitres !

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Et en plus, il y a un litre de détergent offert !

Dimanche pour la fête des mères, des millions de mamans en France devraient recevoir un collier de nouilles mal fait, un dessin un peu raté, un bouquet de fleurs arrachées dans le bac à géraniums ou un poème ânonné… Et ces millions de mamans écraseront une larme devant ces cadeaux qui viennent du cœur.
En revanche, on connaît plusieurs mamans qui pourraient vous renvoyer à la tronche ce cadeau que nous avons découvert dans un rayon d’une grande surface de bricolage de Poitiers : Un lave-vitres électrique ! Mais si ! C’est forcément pour les mamans, c’est marqué dessus : « Spécial fêtes des mères » (Et en plus, il y a un 1 litre de détergent offert. Génial !) Si depuis des années, les femmes luttent pour une plus juste répartition des tâches ménagères dans les foyers, elles ont aujourd’hui le droit de hurler contre cette fête des mères des supermarchés qui les enferment dans des clichés.

Qui sont ces goujats qui laissent ramer une femme enceinte de 8 mois ?

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MAUD PRESSAC

La navigatrice avec quelques élus.

La photo a fait bondir quelques collègues féminines au sein de la rédaction de Centre Presse. On y voit une femme enceinte en train de ramer au milieu de l’étang du Village Flottant de Pressac avec à son bord trois hommes en costard-cravate, les mains posées sur les genoux. Dans le rôle de la femme enceinte : la navigatrice Maud Fontenoy. Dans le rôle des hommes en costard-cravate : Roland Debiais, maire de Pressac, François Georges, créateur du Village Flottant et Jean-Pierre Raffarin. Oh les goujats ! Laisser une femme enceinte de huit mois ramer seule ! (Voir la vidéo ici) Bon d’accord, Maud Fontenoy n’est pas manchote dans la pratique, pour avoir traversé les océans atlantique et pacifique à la rame. Et puis, pour une fois qu’un élu laisse un spécialiste mener la barque à sa place, on ne va pas s’en plaindre.

Les mauvaises herbes plus hautes que Mme Écho

La mauvaise herbe qui monte, qui monte, qui monte...

La mauvaise herbe qui monte, qui monte, qui monte…

Monsieur Écho, qui consacre cet été dans Centre Presse une rubrique aux squares de Poitiers (tous les mercredis), se dit qu’il va devoir en ajouter un à la liste. La rue Paul-Bert, au centre-ville, est en passe de devenir un nouvel espace vert, avec des plantes grimpantes. Pas de jolies roses trémières, non, non… Mais des mauvaises herbes très heureuses de profiter de l’alternance de soleil et de pluie, et qui envahissent le trottoir et les caniveaux, tant en largeur qu’en hauteur. Certaines sont presque aussi hautes que les panneaux de signalisation ! Elles sont même déjà plus hautes que Madame Écho, qui mesure 1,65 m…

Alain Claeys, maire, a récemment annoncé qu’il allait demander à chaque habitant « de balayer devant sa porte » et d’arracher les herbes sur son trottoir. En l’occurrence il s’agit là du trottoir qui longe l’école Paul-Bert… et c’est donc au maire de balayer devant la porte.

Une rue pour les piétons ou pour les cartons ?

Pas très avenante, la rue Gambetta...

Pas très avenante, la rue Gambetta…

Monsieur Écho a déjà regretté, lundi, de se promener dans un centre-ville de Poitiers bien tristounet, tant le nombre de commerces fermés était grand ce jour-là (entre ceux fermés tous les lundis, ceux fermés les lundis d’août, ceux fermés pour congés d’été, ceux définitivement fermés…). Mais il est encore plus déçu de sa marche dans les rues piétonnes aujourd’hui : au niveau du croisement avec la rue Paul-Guillon, la rue Gambetta ressemble à un vrai dépotoir où s’entassent palettes, plastiques et cartons. Déjà que les trois magasins de ce bout de rue sont actuellement fermés (un qui vient de déménager, un qui est en congés et un qui est chantier – l’entassement est d’ailleurs probablement lié à ces travaux), mais là ça ne donne vraiment pas envie de flâner et de faire les boutiques.

Et encore bonne fête maman !

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Est-ce de l’humour ?

Il paraît que Madame Écho a jeté l’éponge et rendu son tablier en revenant de Géant Casino à Poitiers. Dès l’entrée dans l’hypermarché, le rayon saisonnier annonce à grands renforts de banderoles « Bonne fête maman ». Sauf qu’on trouve de la lessive, des lingettes, de l’essuie-tout et divers produits ménagers. Si c’est de l’humour, ce n’est pas drôle. C’est même carrément sexiste. Les mamans apprécieront !

Un grand carton rempli de vide

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Beaucoup de vide pour rien.

Monsieur Echo n’est pas du genre à se plaindre quand on lui envoie une BD. Bien au contraire. Mais cette fois-ci, il faut bien admettre que le contenant était ridiculement disproportionné par rapport au contenu. Bref, beaucoup de vide pour rien. C’est d’autant plus dommageable, que la BD, « La Romanée Contée » (Simmat-Bercovici, Edition Vent d’Ouest) parle de vins. Monsieur Echo et ses collègues auraient aimé que ce grand carton rempli de rien soit rempli de quelques bouteilles.