Un Dragon dans l’antre de la Grand Goule

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Le dragon a attrapé la balle.

Le dragon a attrapé la balle.

Monsieur Écho est resté perplexe, en se rendant au vernissage de l’exposition « Art Public Poitiers », actuellement présentée au musée Sainte-Croix de Poitiers. L’expo est consacrée à des oeuvres d’art contemporain des artistes qui ont déjà ou vont bientôt installer d’autres oeuvres dans l’espace public de Poitiers (le panorama qui change de couleur square Magenta, les futures sculptures et grilles des jardins de Puygarreau, et d’énormes messages qui vont bientôt apparaître sur les murs du faubourg du Pont-Neuf). L’expo présente, dans un même espace, des sculptures en parpaing, de gros rochers en résine, des messages en anglais écrits sur le mur, un faux coucher de soleil texan… Et au milieu, pendant toute la durée du vernissage, un joueur de football américain qui s’amusait tout seul avec son ballon, à faire semblant de le lancer, de partir en courant ou de le rattraper.

« Il entre dans le travail de Pierre Joseph, l’un des artistes, dans une série qui s’intitule Les Personnages à réactiver, explique David Perreau, le commissaire de l’exposition. Il s’agit de personnages qui s’animent le temps d’un vernissage. Ensuite, pendant l’expo, il est remplacé par sa photo. » Aaaaaahhhhhh, d’accord… Monsieur Écho a quand même appris qu’il s’agissait d’un vrai joueur de l’équipe de football américain locale, les Dragons de Poitiers, recruté pour la soirée.

Monsieur Écho avoue qu’il n’a toujours pas bien compris la finalité d’un joueur de foot US, qu’il soit réel ou en photo, au milieu de faux rochers et d’oeuvres en parpaing, mais trouve sympa d’avoir croisé un vrai dragon au musée Sainte-Croix… à l’emplacement même où aurait vécu la Grand Goule au VIe siècle !

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Pas d’âge minimum pour apprécier l’art sacré

Samedi matin à l’occasion du vernissage de l’exposition « Expressions du sacré » organisée à la chapelle Saint-Louis (de Poitiers), Monsieur Echo a constaté qu’il n’y a pas d’âge minimum pour apprécier les oeuvres exposées. Cette jeune demoiselle est en effet restée en admiration devant le tryptique de Xavier Jallais, « Automorphie ».